Module 4
Urbanisme
4.2 La gestion des eaux pluviales
En milieu urbain, l’augmentation des recouvrements imperméables à l’écoulement de l’eau dans le sol, tels que le béton et l’asphalte, cause une accumulation des eaux pluviales. Le drainage inadéquat des eaux pluviales a des conséquences significatives sur la qualité de l’environnement : inondation, érosion, pollution de la nappe phréatique et des cours d’eau récepteurs, etc. [1]. L’aménagement du territoire urbain peut intégrer différentes pratiques qui permettent un meilleur contrôle de l’augmentation des eaux de ruissellement. D’ailleurs, les infrastructures vertes, étudiées à la section précédente, peuvent être utilisées afin d’améliorer le drainage des eaux pluviales.
Dans la présente section, il sera question de la gestion des eaux pluviales, une problématique importante du développement urbain durable. Vous serez invité à lire un article de Fuamba et al. intitulé « Vers une gestion durable et intégrée des eaux pluviales : application des propositions d’action publique au Québec » et paru en 2010 dans la Revue canadienne de génie civil [2].
Cet article présente et analyse plusieurs pratiques visant une gestion optimale des eaux pluviales et qui sont applicables aux caractéristiques biogéoclimatiques des villes québécoises. De plus, les auteurs dressent une liste de propositions visant à mettre en place, au Québec, de meilleures pratiques de gestion des eaux pluviales et à assurer l’encadrement de ces pratiques.
Notes de lecture
Dans cet article, les auteurs font parfois référence à la Politique nationale de l’eau et aux comités de bassins versants. Nous discuterons de ces sujets plus en détail au Module 7 lorsque nous étudierons la gestion territoriale de l’eau.
Objectifs de lecture
À la fin de votre lecture, vous serez en mesure de :
- décrire les effets sur l’environnement du non-contrôle des eaux pluviales;
- définir les approches de classification des pratiques de gestion optimale des eaux pluviales;
- décrire différentes pratiques de gestion optimale (PGO), leur domaine d’application et leurs avantages et désavantages;
- expliquer les objectifs d’une stratégie de contrôle des eaux pluviales;
- décrire des actions publiques permettant d’améliorer la gestion des eaux pluviales.
Lecture
Lisez maintenant l’article de Fuamba et al. (2010), « Vers une gestion durable et intégrée des eaux pluviales : application des propositions d’action publique au Québec », paru dans la Revue canadienne de génie civil [2].
Questions de lecture
Pour vérifier votre compréhension de la lecture précédente, répondez aux questions suivantes. En rédigeant vos réponses, vous vous préparerez aux tests notés.
- Expliquez les effets du rejet non contrôlé des eaux pluviales sur :
- la nappe phréatique
- les milieux récepteurs
- les habitations
[Réponse à la page 209, premier paragraphe]
- Quel est l’objectif général d’une gestion durable des eaux pluviales en milieu urbain?
[Réponse à la page 209, deuxième paragraphe]
- Plusieurs villes se sont dotées de guides généraux de gestion des eaux pluviales. Quels sont les trois objectifs visés par ces guides?
[Réponse à la page 210, premier paragraphe]
- Les pratiques de gestion optimale (PGO) peuvent être classifiées selon leur fonctionnement : les PGO structurales et les PGO non structurales.
- Qu’est-ce qu’une PGO structurale?
- Qu’est-ce qu’une PGO non structurale?
[Réponse à la page 210, colonne 1, paragraphe 4]
- Nommez différentes catégories de techniques selon lesquelles les PGO peuvent être classifiées.
[Réponse à la page 210, colonne 2, paragraphe 1]
- Les PGO sont basées sur des processus physiques, chimiques et biologiques par lesquels les eaux pluviales sont contrôlées et traitées, entre autres pour éliminer les polluants. Nommez les principaux processus utilisés dans les PGO classiques.
[Réponse à la page 210, colonne 2, paragraphe 2]
- Les auteurs expliquent que le contrôle des eaux pluviales devrait s’effectuer selon une chaîne de PGO appliquées l’une à la suite de l’autre. Quels sont les différents niveaux de contrôle sur lesquels peut s’échelonner cette chaîne?
[Réponse à la page 210, colonne 2, paragraphe 3, et figure 1]
- Quels sont les facteurs à considérer pour l’implantation d’une PGO donnée?
[Réponse à la page 211, colonne 1, paragraphe 4]
- Sur quels types de bâtiments peut-on implanter un toit vert pour le stockage des eaux?
[Réponse à la page 211, colonne 2, paragraphe 2]
- Quels sont les avantages et les désavantages du stockage des eaux sur les aires de stationnement?
[Réponse à la page 211, colonne 2, paragraphe 3]
- Expliquez en quoi le débranchement des gouttières est une pratique intéressante.
[Réponse à la page 211, colonne 2, paragraphe 4]
- Expliquez en quoi consiste un aménagement absorbant.
[Réponse à la page 211, colonne 2, paragraphe 5]
- Décrire les avantages d’un puits drainant.
[Réponse à la page 212, colonne 1, paragraphe 2]
- Qu’est-ce qu’une noue gazonnée sans retenue? Quels sont les avantages et les désavantages de cette pratique?
[Réponse à la page 212, colonne 2, paragraphe 1]
- Quels sont les désavantages des tranchées d’infiltration?
[Réponse à la page 214, colonne 2, paragraphe 1]
- Qu’est-ce qu’un bassin de rétention sec? Sur quels sites l’implante-t-on?
[Réponse à la page 215, colonne 2, paragraphe 1]
- Quels sont les avantages d’un bassin de rétention avec retenue permanente?
[Réponse à la page 216, colonne 1, paragraphe 2]
- Qu’est-ce qu’un jardin de pluie?
[Réponse à la page 216, colonne 2, paragraphe 3]
- Quelles sont les différentes fonctions que peut avoir un séparateur d’huile et de sédiments?
[Réponse à la page 217, colonne 1, paragraphe 1]
- Sur quels types de site implante-t-on un séparateur d’huile et de sédiments?
[Réponse à la page 217, colonne 2, paragraphe 1]
- Qu’est-ce qu’un marais artificiel, et quels sont ses avantages?
[Réponse à la page 218, colonne 1, paragraphe 2]
- Le choix d’une PGO dépend de l’emplacement visé. Quelles sont les techniques privilégiées dans un secteur résidentiel? Dans un secteur industriel?
[Réponse à la page 218, colonne 2, paragraphe 3]
- Nommez les huit propositions d’action publique pour la gestion des eaux pluviales au Québec suggérées par les auteurs.
[Réponse à la page 218, colonne 2, dernier paragraphe]
- Afin d’assurer un meilleur contrôle de la pluie à la source (proposition 2) en augmentant la capacité d’infiltration des terrains, quelles cibles pourraient être recommandées aux promoteurs?
[Réponse à la page 219, colonne 1, paragraphe 1]
- Afin d’assurer un meilleur contrôle de la qualité des rejets (proposition 3), quelle norme pourrait être implantée au Québec?
[Réponse à la page 220, colonne 1, paragraphe 1]
- Donnez des exemples de techniques qui sont déjà implantées au Québec, et des exemples de nouvelles techniques prometteuses.
[Réponse à la page 220, colonne 1, paragraphes 2 et 3, et au tableau 4, lignes P4 et P5]
Informations supplémentaires
Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs a établi de nouvelles exigences quant à la gestion des eaux pluviales. Consultez les pages Web du ministère pour obtenir plus d’information sur ce sujet. Vous y trouverez, entre autres, le guide sur La gestion durable des eaux de pluie réalisé par le ministère [3], ainsi que l’Autodiagnostic municipal en gestion durable des eaux pluviales [4] et le Guide d’accompagnement de l’autodiagnostic municipal en gestion durable des eaux pluviales [5], tous deux réalisés par le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) avec le soutien du ministère. Vous pouvez également consultez la documentation sur la gestion des eaux pluviales sur le site Web de l’Institut de la santé publique du Québec [6].
Évaluation
Vous devez maintenant réaliser le test 2. Rendez-vous à la page « Évaluation » de la section « Ressources » pour en lire la présentation et le télécharger. Inscrivez vos réponses à même le fichier.
Vous devez déposer votre test 2 au moyen de votre portail étudiant MaTÉLUQ. Vous pouvez consulter la section REMISE DES TRAVAUX du mode d’emploi de MaTÉLUQ si vous avez besoin d’aide pour déposer votre travail noté.
Références
1. Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Gestion des eaux pluviales : contexte. Repéré le 11 septembre à https://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/pluviales/contexte.htm
2. Fuamba, M., Walliser, T., Daynou, M., Rousselle, J. et Rivard, G. (2010). Vers une gestion durable et intégrée des eaux pluviales : application des propositions d’action publique au Québec. Revue canadienne de génie civil, 37, 209-223.
3. Boucher, I. (2010). La gestion durable des eaux de pluie, Guide de bonnes pratiques sur la planification territoriale et le développement durable, ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, coll. « Planification territoriale et développement durable ». Repéré le 11 septembre 2024 à https://www.environnement.gouv.qc.ca/EAU/pluviales/publications-references.htm
4. Mathieu, F. et al. (2017). Autodiagnostic municipal en gestion durable des eaux pluviales, 2e édition, Regroupement des organismes de bassins versants du Québec. Repéré le 11 septembre 2024 à https://www.environnement.gouv.qc.ca/EAU/pluviales/publications-references.htm
5. Mathieu, F. et al. (2018). Autodiagnostic municipal en gestion durable des eaux pluviales: guide d’accompagnement, Regroupement des organismes de bassins versants du Québec. Repéré le 11 septembre 2024 à https://www.environnement.gouv.qc.ca/EAU/pluviales/publications-references.htm
6. Institut de la santé publique du Québec. Gestion durable des eaux pluviales. Repéré le 11 septembre 2024 à https://www.inspq.qc.ca/changements-climatiques/actions/ilots-chaleur/gestion-eaux-pluviales

